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Perturbation

Les installations dans la ville

A travers une pratique du détournement artistique, le projet peut consister à jouer avec le contexte de fêtes de fin d’année pour lui rendre une part de sa dimension populaire et symbolique. Une aspiration à la féerie, au fantastique pour introduire un décalage, une perturbation dans l’environne- ment familier et quotidien de la ville.

Cette période festive se caractérise par une importante vie extérieure et nocturne. A l’approche de Noël, la foule arpente les rues en suivant un rythme soutenu, se dirigeant tête baissée d’une enseigne à l’autre. Il s’agit alors, par le biais d’installations lumineuses, de proposer un autre regard, d’apporter un nouvel éclairage, comme vecteur de rencontres, de discussions et de redécouverte de la ville.

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Horloge

Partant du sol, une projection vidéo occupe progressivement toute la façade du bâtiment : l’image de la mer qui monte et qui redescend. En parallèle, les fenêtres s’allument au rythme des secondes et le clocher s’allume ponctuellement, de manière synchronisée avec les clochers de la Basilique St-Amable ainsi que de l’église Notre-Dame du Marthuret (voir les installations respiration et Blocs).

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Horloge

Vu mètre

Une rythmique lumineuse à chacune des 7 fenêtres de l’escalier de la tour de l’Horloge mène au clocher, accompagnée d’une bande son composée de différentes percussions, carillons, cloches et pendules. La rythmique est animée selon une programmation, comme l’aiguille égrainant les secondes, comme le compte à rebours d’une horloge au fonctionnement étrange. Après une montée rythmique progressive, le cycle se clôt par l’illumination du clocher, envahi par une fumée épaisse.

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Vu mètre

Blocs

20 modules lumineux en résine sont suspendus sur la façade de l’église et conçus à l’image des pierres de taille, dont la programmation nocturne révèle différents aspects de l’architecture.

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Blocs

Poumon

Un module cousu en toile de spy, suspendu dans la nef de la basilique, figure une sorte de grand poumon . Sur la toile se projettent les ombres portées d’un arbre suspendu mais invisible, dont les multiples branches rappellent les ramifications pulmonaires. Trois sources lumineuses, rouge, verte et bleue, permettent de varier la colorimétrie au rythme de la respiration de ce poumon.

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Poumon

Respiration

Penser la basilique comme un organisme vivant, dont la respiration devient visible à travers ses vitraux, à la nuit tombée. Il s’agit d’un cycle d’une vingtaine de minutes en boucle durant lequel les projecteurs situés derrières les vitraux montent progressivement en intensité puis redescendent, de façon tantôt régulière et lente, tantôt haletante et saccadée, à l’image de la respiration du sommeil. Le cycle se clôt par l’illumination du clocher, duquel sort une fumée épaisse.

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Respiration

Arbre-visage

Un arbre en fer forgé de 3m de hauteur au centre de la cour de la Mairie. Au bout de chaque branche, comme s’il s’agissait d’un fruit, la découpe d’un visage dans une plaque de métal.
A la tombée de la nuit, de petites sources lumineuses s’allument et projettent sur les murs les ombres démesurées des visages qui vacillent.

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Arbre visage

Animatics

Quatorze animatiques lumineuses explorant l’univers des mouvements mécaniques élémentaires (de la spirale aux engrenages) ponctuent de leur présence le centre de la ville : métaphore de la ville comme construction mouvante et organisme artificiel.

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Animatics

Les voyants

Aux fenêtres, des rideaux rouges
s’ouvrent les uns après les autres. Des personnages observent la rue, à la fois voyants et visibles. Ils jouent, mènent diverses actions, ferment et ouvrent les rideaux, se succèdent - autant de saynètes qui composent une fiction à l’échelle du bâtiment. Les personnages sont multiples, interchangeables, ils passent d’une fenêtre à l’autre, ont parfois le don d’ubiquité. Au terme de ce cycle de 40 minutes, les rideaux prennent feu simultanément aux fenêtres avant de s’éteindre.

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40 voleurs

Le jardin de la Cour d’appel s’envisage sous l’aspect d’une piste de danse ou d’une partie de cache- cache avec, au centre, le bassin rempli d’une eau fumante luminescente. vingt personnages filiformes et lumineux sont disséminés dans l’espace du jardin. Sept d’entre eux s’animent à l’approche d’un visiteur qui déclenche l’un des huit capteurs de présence. Chaque séquence d’animation se déclenche en fonction du capteur activé par la position du visiteur dans le jardin.

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40 voleurs

Jardin-visage

Une sculpture au centre du bassin circulaire, composée de multiples ramifications, sortes de branches à l’extrémité desquelles sont fixées des plaques de métal, fragments de visages.
A la surface de l’eau, des plaques de cires dérivent et forment une matière mouvante sur laquelle se projettent les ombres portées de multiples visages recomposés.

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Jardin-visage

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Dossier Perturbations

Perturbation

Décembre 2004

Série d'installations plastiques à l'échelle de la ville